Depuis les années 80, certains courants politiques se sont illustrés par leur aversion pour les avancées technologiques quelles qu’elles soient, avec, parfois, de très lourdes conséquences sur le cadre de vie des Français.
Si ce qu’on peut appeler le « conservatisme technologique » n’est pas nouveau, et trouve plus ou moins ses racines avec Thomas Malthus au début du XIXe siècle en Angleterre, il a trouvé son essor en France au début des années 1980 avec l’élection de François Mitterrand.
Sous l’impulsion des écologistes, plusieurs grands projets démarrés sous les mandats précédents sont mis à l’arrêt. Parmi eux, les projets de nouvelles centrales nucléaires, dont les conséquences se feront sentir bien des années plus tard avec la crise énergétique de 2022 et ses conséquences sur le pouvoir d’achat de toute la population.
Ensuite, et alors que l’idée d’un réchauffement climatique global commençait à se préciser, et que la plupart des pays d’Europe se dotaient de climatiseurs dans leurs services publics pour y faire face, les mêmes écologistes Français s’y opposaient. La raison ? « S’adapter aux conséquences du réchauffement climatique, c’est arrêter de lutter contre. » Comme s’il était impossible de faire les deux !
Résultat, en période de canicule, on étouffe dans les hôpitaux et on ferme des écoles. Encore une fois, les plus fragiles payent la facture.
Enfin et jusqu’à tout récemment, les mêmes anti-sciences se battaient pour que les agriculteurs Français soient les seuls d’Europe à ne pas pouvoir se doter de certains phytosanitaires dont les effets négatifs sur la santé humaine ne sont pas prouvés. Nos agriculteurs ne pourront plus être assez compétitifs, et c’est la souveraineté alimentaire de la France qui sera mise en danger. Nous serons contraints d’acheter ailleurs, des produits alimentaires qui seront bien pires que tout ce qui peut être produit en France. Totalement incompréhensible !
La publicité numérique extérieure est victime de cette même technophobie propagée par certains élus, alors qu’elle représente assurément un atout pour la publicité extérieure. La publicité numérique consomme une électricité Française et donc 95% décarbonée. Elle diminue le nombre de supports de publicité en mettant plusieurs annonceurs sur un même dispositif. Elle évite de devoir couper des arbres pour faire du papier, de devoir faire tourner des voitures pour changer les campagnes de publicité, et d’utiliser des matériaux polluants comme la colle, le solvant etc.
Alors on réglemente. On « régule ». On interdit. On sabote. Pour quelle finalité ? Pour le plaisir de décroître. Pour le bonheur de régresser. Pour profiter de la liberté de s’opposer à tout en dépit du bon sens.
La technophobie a déjà coûté si cher à la France et aux Français ! Qu’allons-nous lui laisser nous prendre encore, avant de faire confiance à l’innovation pour améliorer concrètement le cadre de vie ? La technologie est l’une des solutions aux problèmes de notre temps ! Ceux qui se battent contre la technologie, eux, ont en revanche choisi de faire partie du problème.

